Pasola à Sumba- Indonésie

La Pasola est probablement la plus grande et la plus connue des cérémonies à Sumba. Le nom de la cérémonie est dérivé du mot Hola ou Sola = bâton ou lance en bois. Pa suggère qu’il s’agit d’un jeu.

Le calendrier des rituels Pasola est déterminé par les rituels Nyale. Les Nyale sont des annélides irisées. Deux jours par an, un en février et un en mars, ces bestioles marines rampent environ 5 jours après la pleine lune pour se reproduire.
http://picolux.lasiate.com/2016/03/bau-nyale/
Voir à l’adresse ci-dessus pour le conte correspondant à cette activité.

Selon la croyance Marapu, c’est un signe du ciel. Le prêtre « Rato » vérifie l’apparition des vers Nyale et fait des prédictions pour la récolte à venir. Le Pasola lui-même commence 8 jours après le phénomène Nyale.

D’après l’expérience des dernières années, la règle générale est la suivante: 10 jours après la première pleine lune de février ou mars + – 4 jours.

Avant et en complément de l’événement principal de Pasola, un certain nombre de jeux rituels ont lieu. Ceux-ci incluent, selon la région, des combats de boxe brutaux – Pajura. Les adversaires enveloppent leurs poings avec des herbes acérées. Mais également des réunions générales, des nuits avec discours rituel et divers sacrifices avec des offrandes d’animaux sont organisées. La nuit précédant le combat, chaque participant du Pasola doit sacrifier une poule au Rato. À partir de là, le Rato prédit le succès au combat et c’est également un appel au Marapu pour lui donner le pouvoir de combattre.

Du symbolisme, la cérémonie de Pasola a un rapport direct avec l’agriculture. Selon la foi Marapu, chaque sang versé sur la terre fertilisera la terre et augmentera le rendement de la récolte, que ce soit en boxe ou sur le Pasola. C’est la vraie signification religieuse de la cérémonie de Pasola – pas l’amusement de la foule.

La zone du jeu est consacrée par le « Rato » et libérée et il est également l’arbitre des jeux. Pasola est une bataille fictive entre 2 ou plusieurs villages.

Les lances sculptées à la main mesurent jusqu’à 5 cm d’épaisseur et sont émoussées; malgré cela, les participants sont parfois blessés ou tués.
Dans ce jeu de guerre rituel, des dizaines de cavaliers s’affrontent. Pendant des heures, ils galopent à cru sur des chevaux Sumba et lancent leurs lances contre leurs adversaires de toutes leurs forces.

Les participants essaient de démoraliser leurs adversaires avec des mots et les poussent avec leurs lances. Leur objectif n’est pas seulement de gagner mais d’attirer l’attention sur eux-mêmes. Les coureurs qui réussissent ont un statut élevé. La revanche des vaincus n’incombe pas aux participants, mais aux Marapu.

https://id.wikipedia.org/wiki/Marapu

Pour ceux intéressés par la religion marapu voici un lien en indonésien . La traduction par google donne un résultat correct.


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5 Comments

  1. jeanmadis 1 mars 2019 at 17 h 39 min #

    Pas mal, je ne comprends pas toutes les subtilités de cette traditions malgré tes informations. Il faut sans doutes que relise ça à tête reposée.
    Belles séries d’images en mouvement comme je les aime.

  2. Gérard Méry 11 mars 2019 at 11 h 57 min #

    Un dépaysement à chaque série de tes photos, un voyage à chaque fois j’allais dire. J’adore ta première photo.

  3. Cergie 28 mars 2019 at 8 h 54 min #

    Eh beh oui, il n’y a que ça qui compte pour toutes les peuplades dans le monde : avoir de bonnes récoltes (et aussi une nombreuse descendance). Les incas devaient avoir ces sortes de rituels avec le sang versé, le leur et celui de l’Inca lui-même
    Ces chevaux sont magnifiquement fougueux. Je ne sais où j’ai vu, ou lu, que les étriers ont changé la précision des tirs, ce n’est pas encore acquis ici. Quant aux bandeaux de paille… Ils prennent joliment la lumière et ils sont plus décoratifs que les masques moustiquaires pour protéger des mouches
    (Depuis mon commentaire sur le message en lien j’ai enfin lu « Les bottes suédoises » d’Henning Mankell et je ne le regrette pas)

  4. Cergie 6 juin 2019 at 9 h 51 min #

    Ainsi tu es donc en Thaïlande, je suis contente que tu t’y plaises autant, dommage que tu ne prennes plus de photos ou du moins que tu ne les partages plus guère
    Du bon pain on en trouve rue de Belleville entre métros Pyrénées et Jourdain, coté 20ème à coté du marchand de fromage. Le boulanger est un ami de mon fils qui dans une autre vie vivait avec sa famille à Londres en faisant tout autre chose.

    • Cergie 6 juin 2019 at 9 h 54 min #

      Ah et je suis étonnée que tu trouves du pain croustillant. En Côte d’Ivoire le pain devenait tout de suite mou à cause de l’humidité, aussi étions nous contents d’en manger en France. Peut-être est ce de ce temps là que me vient mon goût pour le pain bien cuit et croûteux

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